LE NOUVEL ALÉNA DOIT ÊTRE TRILATÉRAL ET PROTÉGER LES CHEMINOTS

WASHINGTON – En marge des discussions visant à améliorer l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), qui ont lieu à Washington entre des représentants commerciaux des États-Unis et du Canada, le président général des Teamsters, Jim Hoffa, et le président de Teamsters Canada, François Laporte, ont émis une déclaration commune soulignant la nécessité de conclure un accord trilatéral. 

Les présidents Hoffa et Laporte affirment qu’une entente à l’échelle du continent est nécessaire pour obtenir l’appui du syndicat

« Les Teamsters sont rassurés de voir des représentants des États-Unis et du Canada s’asseoir ensemble cette semaine pour tenter de conclure une entente sur des questions essentielles en suspens dans le cadre de l’ALÉNA 2.0. Que le Canada fasse partie de tout accord commercial modernisé est nécessaire pour que les Teamsters endossent ultimement un tel pacte.

« Dans le même ordre d’idées, toutes les nations de l’Amérique du Nord doivent faire partie de la révision touchant le fret ferroviaire que les Teamsters et leurs confrères du syndicat ferroviaire mexicain exigent, afin de protéger les emplois de quelque 143 000 travailleurs de ce secteur aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Cette demande s’inspire d’une entente conclue par les syndicats ferroviaires du continent il y a 20 ans, dans un esprit de solidarité, stipulant que les équipages ne peuvent pas traverser les frontières à moins qu’une entente explicite entre les syndicats le permette.

« En juillet, la fraternité Brotherhood of Locomotive Engineers and Trainmen (BLET) affiliée à Teamsters aux États-Unis a envoyé une lettre au président Trump pour l’informer que la Kansas City Southern Railway autorisait des travailleurs mexicains à occuper des postes dans des trains à l’intérieur des frontières des États-Unis, ce qui viole la loi fédérale.

« De même, Teamsters Canada a envoyé une lettre à la ministre canadienne des Affaires étrangères, à la fin août, pour demander au Canada de protéger ses membres du secteur ferroviaire contre les entreprises qui veulent les remplacer par des travailleurs états-uniens. Pour justifier sa demande, la lettre fait notamment référence aux gestes posés en 2015 par le Canadien Pacifique.

« Nous constations que l’exclusion relative aux équipes étrangères du secteur ferroviaire, que le gouvernement mexicain a ajouté dans l’ALÉNA original, va vraisemblablement demeurer dans l’accord de remplacement, et, par conséquent, nous demandons aux gouvernements des États-Unis et du Canada de protéger de la même façon nos membres du secteur du fret ferroviaire. Ces travailleurs sont membres de la BLET et de la Conférence ferroviaire de Teamsters Canada (CFTC), tous membres des Teamsters, et nous nous attendons à ce que leurs conventions collectives actuelles soient respectées et que leurs emplois soient protégés contre une transgression unilatérale des frontières autorisée par tout nouvel accord de remplacement trilatéral de l’ALÉNA.

« La menace qui pèse sur les travailleurs du secteur ferroviaire nord-américain est réelle. Nous exhortons les États-Unis et le Canada à s’assurer que ces travailleurs sont protégés dans le cadre d’un nouvel ALÉNA. »

Les Teamsters représentent près de 125 000 membres au Canada dans tous les secteurs, dont environ 5000 dans l’industrie laitière. La Fraternité internationale des Teamsters, à laquelle Teamsters Canada est affiliée, compte 1,4 million de membres en Amérique du Nord.

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Christopher Monette
Directeur des affaires publiques, Teamsters Canada
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