Journée nationale de deuil – le 28 avril 2020

Chers Confrères et Chères Consoeurs, Le 28 avril, veuillez vous joindre à nous pour rendre hommage et nous rappeler de nos confrères et consoeurs qui ont été tués, blessés ou ont subi une maladie à la suite d'incidents liés au travail. Nous honorons également les familles et les amis qui ont été profondément touchés par ces tragédies. En plus de nous en souvenir, nous devons tous saisir cette occasion pour renouveler notre engagement envers la santé et la sécurité et continuer à nous battre pour arrêter ses tragédies insensées.

CFTC s'est engagée à plaider pour l'amélioration de la sécurité pour mettre un terme à ces tragédies insensées

Au Canada, plus de 900 travailleurs sont tués à chaque année, et plus de 250,000 demandes sont déposées pour blessures/maladies avec perte de temps selon l'Association des commissions des accidents du travail du Canada. Tous les accidents peuvent être évités et la CFTC s'est engagée à plaider pour l'amélioration de la sécurité pour mettre un terme à ces tragédies insensées.

La Journée nationale de deuil commémore les travailleurs qui ont été tués, blessés ou ont subi une maladie à la suite d'incidents liés au travail. En 1985, le Congrès du travail du Canada (CTC) a déclaré le 28 avril comme journée annuelle du souvenir et en décembre 1990, le Parlement a adopté la Loi sur le jour de compassion pour les travailleurs proclamant la journée du 28 avril la journée officielle du jour de compassion pour les travailleurs.

sample photoDepuis sa création, cette loi est respectée et propagée dans plus de 80 pays à travers le monde, mais il est connu dans la plupart des autres pays comme étant le Jour commémoratif des travailleurs. En 2001, l'Organisation internationale du travail (OIT), une agence spécialisée des Nations Unies, a observé cette date comme la Journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail. Le 28 avril a été choisie parce qu'à cette date en 1914 la première Loi sur les accidents du travail au Canada est devenue officielle.

Le drapeau du Canada sur la Colline Parlementaire flottera en berne et les travailleurs à travers le pays commémoreront cette journée en allumant des bougies, en portant des rubans et des brassards noirs, et en observant des moments de silence.

Nous allons demander que les transporteurs reconnaissent le Jour de deuil en publiant un bulletin et de fournir à nos membres l'occasion d'observer un moment de silence où les fonctions opérationnelles le permettent. Bien que nous ne puissions pas organiser de rassemblements en personne cette année, le message durable du Jour de deuil - pleurons les morts et luttons pour les vivants - est plus important que jamais.

Bien que nous ne puissions pas nous rassembler en personne, nous pouvons montrer notre solidarité avec les travailleurs de première ligne et nous souvenir des travailleurs décédés en allumant une bougie dans nos maisons et en publiant une photo sur les réseaux sociaux avec le hashtag #WorkersDayofMourning et #StopthePandemicAtWork.

La pandémie mondiale du COVID-19 a fondamentalement changé notre façon de vivre et de travailler. Alors que tout le monde est touché par la crise, les travailleurs sont en première ligne. Beaucoup effectuent un travail critique sans les protections dont ils ont besoin pour assurer leur sécurité. De nombreux travailleurs comme vous ont été jugés essentiels et vont travailler tous les jours afin que d'autres puissent rester à la maison, car nous faisons tous tout notre possible pour mettre fin à la pandémie.

Nous devons à tous les travailleurs de s'assurer qu'ils disposent des protections et des soutiens nécessaires pour travailler en toute sécurité. Le COVID-19 ne signifie pas que nous affaiblissons ces droits - cela signifie que nous les renforçons.

Les travailleurs savent que si nous attendons que la science soit certaine avant de mettre en oeuvre des protections, de nombreux travailleurs en paieront le prix. C’est pourquoi les syndicats se battent pour le principe de précaution, qui soutient que l’absence de certitude scientifique ne devrait pas empêcher des actions prudentes susceptibles de réduire les risques.

Alors que le monde est confronté à cette nouvelle contagion inconnue appelée COVID-19, les gouvernements et les employeurs devraient équiper les travailleurs de toutes les protections disponibles, jusqu'à ce que la source de transmission soit déterminée - et non l'inverse.

 Cela signifie que nous devons défendre nos droits fondamentaux au travail qui sont protégés par les lois sur la santé et la sécurité dans toutes les juridictions au Canada. Ces trois droits fondamentaux sont :

  1. Droit d’être informé des dangers sur leur lieu de travail et de recevoir la formation dont ils ont besoin pour pouvoir faire leur travail en toute sécurité.
  2. Droit de participer aux décisions qui pourraient affecter leur santé et leur sécurité.
  3. Droit de refuser un travail qui pourrait mettre en danger leur santé et leur sécurité ou celle des autres. Le droit de refuser n'est pas la première étape pour protéger les travailleurs. Il s'agit d'une étape sérieuse, parfois nécessaire, qu'aucun travailleur ne prend à la légère.

Bien que la loi oblige votre employeur à fournir une protection contre les dangers résultant de, liés à, ou survenant au cours de l'emploi, nos membres doivent s'assurer que leur sécurité personnelle est protégée en prenant en compte les conséquences potentielles pour chaque action et décision qu'ils prennent à la fois au travail et à la maison. 

Fraternellement,

Don Ashley
Directeur législatif national

c.c. Comité exécutif national
Présidents législatifs provinciaux
Présidents généraux